» » » Dimanche 7 mars : • • • • • EDITO télécharger Dimanche 7 mars 2010 La Patience de Dieu A propos d’un évènement politique (répression exercée par Pilate) et d’un accident qui a coûté la vie à 18 personnes, Jésus, dans l’évangile de ce 3ème dimanche de Carême parle de la pénitence. Il semble vouloir dire que la pénitence est une question de vie ou de mort : on n’a pas le choix. D’ailleurs, il termine son propos par une parole dure et inquiétante : « Si vous ne faites pas pénitence, vous mourrez tous ». Mais aussitôt, il complète cette déclaration par une parabole qui parle de la patience de Dieu. Comme le maître de la vigne il peut attendre (1an, 3 ans, le temps ne compte pas) une conversion qui tarde. Les soins dont le Seigneur nous entoure sont évoqués dans la première lecture, par le livre de l’Exode. Ils sont multiples et incessants, et exprimés par cinq verbes : « j’ai vu….j’ai entendu….je connais...je suis descendu pour le délivrer….je t’envoie ». Nous sommes, nous aussi, ce peuple « à la nuque raide », figuier stérile que le Père n’arrache pas. Jamais il n’abandonne, jamais il ne nous abandonne. Dieu, comme le dit le psaume, est « un Dieu patient, lent à la colère et plein d’amour ». Et nous avons besoin de sa miséricorde même si nous sommes des « convaincus ». C’est être fragile de se croire solide. « Que celui qui se flatte de tenir debout prenne garde de tomber !» Se laisser faire par le vigneron, telle est la véritable pénitence, non pas inventée ou choisie : reçue, acceptée. C’est le Seigneur qui nous convertit. Père Georges Décogné